À la suite de l'émission Cash Investigation et des nombreuses questions reçues par le cabinet, le Dr Frédéric Germain souhaitait apporter des réponses claires et rassurantes sur la sécurité des prothèses mammaires. Ce sujet mérite d'être traité avec précision et sans alarmisme injustifié.
Sécurité des prothèses mammaires : les faits. Après l'émission Cash Investigation, le point sur le lymphome LAGC-AIM : un risque rare, quasi exclusivement lié aux implants texturés.
- ›Risque estimé par l'INCa en 2016 à une ou deux femmes sur 10 000 porteuses d'implants, sur dix ans ; 121 cas recensés en France fin 2024 (ANSM).
- ›Il survient quasi exclusivement avec les implants à surface texturée, pas avec les implants lisses.
- ›Pas de retrait préventif en l'absence de symptôme : l'ANSM ne le recommande pas, compte tenu de la rareté du risque.
- ›Signe d'alerte : un gonflement unilatéral d'un sein survenant tardivement, après un an.
- ›Autres signes : douleurs persistantes ou modification de la forme d'un sein.
- ›Le choix de l'implant et la qualité de l'information sont au cœur de la démarche du Dr Germain.
Le contexte : Cash Investigation et les inquiétudes légitimes
En novembre 2018, l'émission Cash Investigation a mis en lumière les pratiques de certains fabricants d'implants médicaux, générant une vive inquiétude chez de nombreuses patientes. Il est légitime de s'interroger. Voici les réponses du Dr Germain, fondées sur les données scientifiques et les recommandations des sociétés savantes françaises. Nous les avons rassemblées ailleurs : les recommandations sur les implants.
Le lymphome LAGC : qu'est-ce que c'est exactement ?
Le LAGC-AIM (Lymphome Anaplasique à Grandes Cellules Associé aux Implants Mammaires) est un lymphome rare et particulier. Il ne s'agit pas d'un cancer du sein — il n'implique pas les cellules épithéliales du tissu mammaire, mais les cellules lymphoïdes du liquide péri-prothétique (entre l'implant et la capsule fibreuse).
Quelques chiffres importants :
- Risque estimé : une ou deux femmes sur 10 000 porteuses d'implants, sur dix ans (Institut national du cancer, avis d'experts de 2016) ; 121 cas recensés en France au 31 décembre 2024 (ANSM, novembre 2025)
- Il touche quasi-exclusivement les implants à surface texturée — pas les implants à surface lisse
- Quand la maladie est limitée à la capsule au moment du diagnostic, la survie à court et moyen terme « semble excellente » selon l'INCa (2019) ; le recul manque pour en juger à long terme
Position du Dr Germain : « Ce risque existe et mérite d'être connu. Mais il doit être mis en perspective : le LAGC-AIM reste infiniment plus rare que de nombreuses pathologies bénignes auxquelles nous ne pensons pas deux fois. L'information précise et honnête de la patiente est le fondement de mon exercice. »
Quels implants le Dr Germain utilise-t-il ?
Le Dr Germain a orienté sa pratique vers les implants de haute qualité présentant les meilleures données de sécurité disponibles. Il s'appuie sur les recommandations de la SOFCPRE (Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique) et reste en veille constante sur les données de l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé).
Lors de chaque consultation pré-opératoire, le Dr Germain :
- Présente les types d'implants autorisés en France (à surface lisse ou texturée) avec leurs avantages et risques respectifs ; les implants recouverts de polyuréthane y sont interdits depuis avril 2019
- Discute du choix en fonction de l'anatomie, des attentes et du profil de risque individuel
- Remet une fiche d'information complète et un formulaire de consentement éclairé détaillé
Quels sont les signes d'alerte à surveiller ?
Toute patiente porteuse d'implants mammaires doit consulter son chirurgien en cas de :
- Gonflement unilatéral d'un sein survenant tardivement (après 1 an)
- Douleurs persistantes ou modification de la forme d'un sein
- Masse ou ganglion axillaire palpable
- Écoulement péri-prothétique
Ces signes ne signifient pas nécessairement un LAGC — d'autres causes bénignes sont bien plus fréquentes — mais ils méritent une consultation rapide.
Faut-il retirer ses implants par précaution ?
Non. L'ANSM, comme la SOFCPRE, ne recommande pas de retirer ses implants par précaution en l'absence de symptômes (questions-réponses de l'ANSM, avril 2019, position toujours en vigueur). Le suivi annuel, chez votre chirurgien, votre gynécologue ou votre médecin traitant, reste la conduite appropriée. Le Dr Germain assure un suivi régulier de toutes ses patientes opérées. Nous revenons en détail sur la mise au point de l'ANSM sur les prothèses texturées.
Le guide Prix d'une augmentation mammaire à Marseille détaille les tarifs pratiqués. Une page distincte explique dans quels cas l'Assurance Maladie intervient.