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Chirurgie mammaire

Prothèses mammaires texturées : ce qu'a dit l'ANSM

 · Mis à jour en
Dr Frédéric Germain
Chirurgien Plasticien SOFCPRE
Mise au point prothèses mammaires texturées ANSM — Dr Germain Marseille

Le 21 novembre 2018, l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) a recommandé aux chirurgiens de privilégier les implants mammaires lisses, en raison du risque de lymphome LAGC-AIM. Cet article, publié le lendemain, a été complété avec ce qui a suivi : l'interdiction de certains implants en avril 2019 et les dernières données françaises. Le Dr Germain fait le point sur ce risque rare et sur la pratique du cabinet. Un article distinct récapitule les recommandations sur les implants.

En bref

Prothèses texturées et LAGC-AIM : ce qu'a dit l'ANSM. Le 21 novembre 2018, l'ANSM a recommandé de privilégier les implants mammaires lisses ; en avril 2019, elle a interdit certains implants macrotexturés et les implants recouverts de polyuréthane. Le risque de lymphome reste rare.

  • ›21 novembre 2018 : l'ANSM recommande aux chirurgiens d'utiliser de préférence des implants à enveloppe lisse.
  • ›2 avril 2019 : interdiction et retrait de certains implants macrotexturés et des implants recouverts de polyuréthane, en vigueur le 5 avril.
  • ›Pas de retrait préventif des implants en place : l'ANSM ne le recommande pas.
  • ›121 cas diagnostiqués et confirmés en France au 31 décembre 2024 (ANSM, novembre 2025).
  • ›Risque estimé par l'INCa en 2016 à une ou deux femmes sur 10 000 porteuses d'implants, sur dix ans.
  • ›Intervalle médian entre la pose et le diagnostic : 7 à 10 ans selon les séries (INCa, 2019).
  • ›Tout LAGC-AIM doit être déclaré sans délai à l'ANSM par le professionnel de santé.
  • ›En cas de doute, le Dr Germain recommande de ne pas attendre.

La recommandation de l'ANSM : ce qu'elle dit

Le 21 novembre 2018, l'ANSM a recommandé aux chirurgiens d'utiliser de préférence des implants mammaires à enveloppe lisse, dans l'attente de l'avis d'un comité d'experts réuni en audition publique les 7 et 8 février 2019. Les experts qu'elle avait réunis constataient une surreprésentation des implants texturés parmi les cas de LAGC-AIM (lymphome anaplasique à grandes cellules associé aux implants mammaires). L'agence rappelait aussi que le chirurgien doit informer chaque patiente des risques de l'implant, dont le LAGC-AIM, avant la pose.

Ce qui a suivi :

  • Par décision du 2 avril 2019, en vigueur le 5 avril, l'ANSM a interdit et fait retirer du marché français certains implants macrotexturés (de texture équivalente à l'enveloppe Biocell d'Allergan) et les implants recouverts de polyuréthane
  • Elle ne recommande pas de retrait préventif des implants déjà en place : le suivi habituel est préconisé, avec un examen clinique des seins chaque année et une imagerie si besoin
  • Avant toute pose, un document d'information doit être remis à la patiente : surface de l'implant, durée de vie limitée, suivi
  • Tout LAGC-AIM doit être déclaré sans délai à l'ANSM par le professionnel de santé : c'est une obligation de matériovigilance, rappelée par l'Institut national du cancer dans son avis d'experts du 15 février 2019

Le LAGC-AIM : une réalité rare mais à connaître

Le LAGC-AIM est un lymphome T rare qui se développe le plus souvent dans le liquide situé entre l'implant et la capsule fibreuse. Ce n'est pas un cancer du sein. Son lien avec les implants mammaires a été établi en 2015 par le groupe d'experts de l'Institut national du cancer. Pour l'ANSM, la texturation de certains implants est un facteur de risque : parmi les cas recensés en France, aucun des implants dont la surface est connue n'était lisse au moment du diagnostic.

Données disponibles à ce jour :

  • 121 cas diagnostiqués et confirmés en France au 31 décembre 2024, en moyenne treize ans après la première implantation (analyse de l'ANSM, novembre 2025)
  • Un risque estimé par l'INCa, en 2016, à une ou deux femmes sur 10 000 porteuses d'implants, sur dix ans, une estimation qu'il qualifie lui-même de très approximative (avis d'experts du 1er septembre 2016)
  • Un intervalle médian de 7 à 10 ans entre la pose et le diagnostic, selon les séries (INCa, février 2019)
  • Une survie à court et moyen terme qui « semble excellente », selon l'INCa (2019), quand la maladie est limitée à la capsule au moment du diagnostic ; le recul manque pour en juger à long terme

Dr Germain : « Ce risque, bien que rare, justifie une information complète de toutes les patientes. C'est pourquoi je consacre un temps spécifique à ce sujet lors de chaque consultation d'augmentation mammaire. Une patiente bien informée est une patiente qui peut surveiller les bons signes d'alerte. »

L'évolution de ma pratique

Depuis ces décisions, la pratique du cabinet est la suivante :

  • Uniquement des implants marqués CE et autorisés en France : les modèles interdits en 2019 ne peuvent plus être posés
  • Discussion systématique avec chaque patiente des avantages et inconvénients de chaque type de surface, l'ANSM recommandant de préférence les implants lisses
  • Information précise sur les signes à surveiller et la conduite à tenir
  • Suivi post-opératoire annuel systématique

Les signes d'alerte à ne pas ignorer

Contactez immédiatement votre chirurgien si vous observez :

  • Un gonflement soudain d'un seul sein, surtout plusieurs années après la pose
  • Des douleurs mammaires persistantes sans explication
  • Un ganglion axillaire (aisselle) palpable
  • Une modification de la forme ou de la consistance d'un sein

Ces symptômes ne signifient pas nécessairement un LAGC — ils ont le plus souvent une cause bénigne — mais ils nécessitent une consultation et une échographie mammaire rapides : l'échographie est l'examen de première intention, selon l'avis d'experts de l'INCa. Nous avons rassemblé par ailleurs les réponses aux questions sur les prothèses mammaires.

Et le budget ?

Le détail des tarifs figure dans le guide Prix d'une augmentation mammaire à Marseille. Voir aussi dans quels cas l'Assurance Maladie intervient.

Dr Frédéric Germain, chirurgien plasticien Marseille
Dr Frédéric Germain Chirurgien Plasticien · SOFCPRE · Marseille

Chirurgien plasticien, titulaire du DESC de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique. Membre de la SOFCPRE, de la SOFCEP et de l'ISAPS. Consulte au 43 Boulevard Périer, 13008 Marseille.

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Questions fréquentes

FAQ — Prothèses texturées & LAGC-AIM

Q Qu'est-ce que le LAGC-AIM associé aux prothèses mammaires ?

Le LAGC-AIM, ou lymphome anaplasique à grandes cellules associé aux implants mammaires, est un lymphome T rare qui se développe le plus souvent dans le liquide situé entre l'implant et la capsule fibreuse qui l'entoure. Il est important de comprendre qu'il ne s'agit pas d'un cancer du sein. Son lien avec les implants a été établi en 2015 par le groupe d'experts de l'Institut national du cancer. Pour l'ANSM, la texturation de certains implants est un facteur de risque, et plus l'implant est texturé et rugueux, plus ce risque est important : parmi les cas recensés en France, aucun des implants dont la surface est connue n'était lisse au moment du diagnostic. Selon l'avis d'experts de l'INCa de février 2019, l'intervalle médian entre la pose et le diagnostic varie de 7 à 10 ans selon les séries. Ce contenu est une information générale et ne remplace pas une consultation médicale avec le Dr Frédéric Germain, chirurgien plasticien à Marseille.

Q Quel est le niveau de risque réel du LAGC-AIM ?

Le LAGC-AIM est un risque rare. L'Institut national du cancer l'estimait en 2016 à une ou deux femmes sur 10 000 porteuses d'implants mammaires, sur dix ans, une estimation qu'il qualifie lui-même de très approximative, et l'ANSM recense 121 cas diagnostiqués et confirmés en France au 31 décembre 2024. Le risque dépend de la surface de l'implant, et les modèles les plus en cause sont interdits en France depuis avril 2019. Lorsque la maladie est limitée à la capsule au moment du diagnostic, l'INCa estime, dans son avis d'experts de février 2019, que la survie à court et moyen terme « semble excellente » après le retrait de l'implant et de toute la capsule ; le recul manque encore pour en juger à long terme. Ce risque, bien que rare, justifie selon le Dr Germain une information complète de toutes les patientes lors de la consultation préopératoire. Cette information générale ne remplace pas un avis médical personnalisé, que vous pouvez obtenir en consultation à Marseille auprès du Dr Frédéric Germain.

Q Quels sont les signes d'alerte à surveiller après une augmentation mammaire ?

Plusieurs signes doivent conduire à consulter rapidement votre chirurgien après une augmentation mammaire. Le premier est un gonflement soudain d'un seul sein, en particulier lorsqu'il survient plusieurs années après la pose. Doivent également alerter des douleurs mammaires persistantes sans explication, un ganglion palpable au niveau de l'aisselle, ou encore une modification de la forme ou de la consistance d'un sein. Ces symptômes ne signifient pas nécessairement un LAGC-AIM, car ils ont le plus souvent une cause bénigne, mais ils nécessitent une consultation et une échographie mammaire rapides afin d'en déterminer l'origine : l'échographie est l'examen de première intention, selon l'avis d'experts de l'INCa. En cas de doute, le Dr Germain recommande de ne pas attendre. Cette information générale ne remplace pas une consultation médicale ; pour un avis adapté à votre situation, prenez rendez-vous au cabinet à Marseille.

Q Comment la pratique du Dr Germain a-t-elle évolué depuis les décisions de l'ANSM ?

Le Dr Germain n'utilise que des implants marqués CE et autorisés en France : les modèles interdits par la décision du 2 avril 2019 ne peuvent plus être posés. Il discute systématiquement avec chaque patiente des avantages et des inconvénients de chaque type de surface, l'ANSM recommandant depuis novembre 2018 d'utiliser de préférence des implants lisses, et consacre un temps spécifique à l'information sur les signes à surveiller et la conduite à tenir. Un suivi post-opératoire annuel complète ce dispositif, comme le préconisent l'ANSM et l'INCa. Si un LAGC-AIM survient, le professionnel de santé doit le déclarer sans délai à l'ANSM : c'est une obligation de matériovigilance. Ces informations ne remplacent pas une consultation médicale auprès du Dr Germain à Marseille.

L'essentiel

Comprendre les prothèses texturées & le LAGC-AIM

Que dit la recommandation de l'ANSM sur les prothèses mammaires texturées ?

La recommandation de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, datée du 21 novembre 2018, tient en deux points. Dans l'attente de l'avis d'un comité d'experts réuni en février 2019, elle recommandait d'utiliser de préférence des implants à enveloppe lisse, les implants texturés étant surreprésentés parmi les cas de LAGC-AIM ; elle rappelait aussi aux praticiens leur obligation d'informer chaque patiente des risques, dont le LAGC-AIM. L'agence est allée plus loin le 2 avril 2019 : elle a interdit, à compter du 5 avril, certains implants macrotexturés et ceux recouverts de polyuréthane, et en a ordonné le retrait du marché français. Elle ne conseille pas pour autant d'enlever par précaution les implants déjà posés ; le suivi recommandé reste un examen clinique annuel, avec une imagerie au besoin. Le Dr Frédéric Germain, chirurgien plasticien à Marseille, revient sur ces décisions et sur la pratique du cabinet. Cette information générale ne remplace pas une consultation médicale.

Le LAGC-AIM : qu'est-ce que c'est et quel est son niveau de risque ?

C'est un lymphome T, et non un cancer du sein : il naît le plus souvent dans le liquide qui entoure l'implant, à l'intérieur de la capsule fibreuse. Le groupe d'experts de l'Institut national du cancer a établi son lien avec les implants mammaires en 2015 ; selon l'ANSM, la texturation de certains implants en est un facteur de risque. Le risque reste rare : l'INCa l'évaluait en 2016 à une ou deux femmes sur 10 000 porteuses d'implants en dix ans, et l'ANSM dénombre 121 cas confirmés en France à la fin de 2024, apparus en moyenne treize ans après la première pose. Quand la maladie se limite à la capsule au moment du diagnostic, la survie des patientes « semble excellente » à court et moyen terme selon l'avis d'experts de l'INCa de février 2019, mais le recul manque au-delà. Pour un avis personnalisé, une consultation avec le Dr Germain à Marseille est nécessaire.

Quels signes surveiller et comment la pratique du Dr Germain a évolué ?

Plusieurs signes d'alerte justifient de contacter rapidement son chirurgien après une augmentation mammaire : un gonflement soudain d'un seul sein, surtout plusieurs années après la pose, des douleurs mammaires persistantes sans explication, un ganglion palpable à l'aisselle, ou une modification de la forme ou de la consistance d'un sein. Ces symptômes ont le plus souvent une cause bénigne, mais imposent une consultation et une échographie rapides, l'examen à faire en premier. Au cabinet, le Dr Germain ne pose que des implants marqués CE autorisés en France, présente à chaque patiente les différents types de surface, l'ANSM recommandant de préférence la surface lisse, l'informe des signes à surveiller et assure un suivi annuel. À Marseille, il consacre un temps spécifique à ce sujet lors de chaque consultation d'augmentation mammaire. Cette information ne remplace pas un avis médical.

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