Le « fox eyes », parfois appelé regard de biche ou regard relevé, désigne un regard légèrement étiré et remonté vers les tempes. Cet objectif esthétique ne correspond pas à une seule intervention : selon le degré de relâchement, il peut s'obtenir par des approches médicales légères et temporaires, ou par la chirurgie pour un résultat durable. Le Dr Germain, chirurgien plasticien SOFCPRE à Marseille, fait le point sur les options et sur la manière de choisir.
Le fox eyes : un objectif, plusieurs approches
Le terme « fox eyes » décrit un regard ouvert, avec la queue du sourcil rehaussée et le coin externe de l'œil un peu relevé, pour un effet en amande. Ce n'est pas une technique en soi, mais un résultat recherché que plusieurs gestes peuvent viser. La bonne approche dépend de votre anatomie, de l'origine de l'affaissement et de l'intensité de l'effet souhaité.
On distingue deux grandes familles :
- Les approches non chirurgicales (botox, fils tenseurs, acide hyaluronique) pour un effet léger et temporaire
- Les approches chirurgicales (lifting temporal, canthopexie, blépharoplastie) pour un effet durable sur un relâchement vrai
Relever le regard sans chirurgie
Lorsque la demande est modérée et que l'on souhaite un résultat discret et réversible, plusieurs gestes de médecine esthétique peuvent être discutés en consultation.
Le botox de la queue du sourcil
En relâchant le muscle qui abaisse la partie externe du sourcil, le botox libère cette zone et l'ouvre légèrement. L'effet est subtil, progressif et temporaire : il s'estompe au fil des mois et nécessite un entretien.
Les fils tenseurs temporaux
Les fils tenseurs, résorbables, sont insérés à la canule pour repositionner les tissus relâchés. Comme l'explique la page dédiée, « en soutenant la queue du sourcil, les fils tenseurs peuvent rouvrir légèrement le regard, lorsque cette zone s'est affaissée de façon modérée ». L'effet de tension est en partie immédiat, complété par un effet collagène progressif. C'est une alternative non chirurgicale pour un relâchement modéré ; en cas d'excès de peau important, la chirurgie reste plus adaptée.
L'acide hyaluronique des tempes
Avec le temps, la perte de volume au niveau des tempes contribue à « creuser » et à faire tomber le tiers externe du sourcil. Restaurer ce volume par acide hyaluronique soutient indirectement la queue du sourcil et participe à un regard plus ouvert.
Dr Germain : « Les techniques médicales donnent un effet léger et temporaire. Elles conviennent bien à une demande modérée, mais elles ne remplacent pas la chirurgie quand le relâchement est important. Tout commence par l'analyse du regard en consultation. »
Relever le regard par la chirurgie
Quand le relâchement est franc et que l'on recherche un résultat plus durable, la chirurgie offre des solutions adaptées à la cause du problème.
Le lifting temporal
Ce geste remonte la queue du sourcil et la région des tempes. Il agit directement sur l'ascension du tiers externe du sourcil et contribue à rouvrir le regard, là où les techniques médicales ne suffisent plus.
La canthopexie
La canthopexie est un geste de chirurgie des paupières qui repositionne le coin externe de l'œil. Comme l'indique la page blépharoplastie, elle consiste en une « remontée des coins des yeux tombants pour retrouver un œil en amande » en repositionnant le canthus externe, pour un regard plus expressif.
La blépharoplastie
La blépharoplastie corrige l'excès de peau des paupières supérieures et les poches sous les yeux, responsables d'un regard fatigué ou alourdi. Elle est réalisée sous anesthésie locale ou générale, en ambulatoire, avec des incisions dissimulées dans le pli naturel de la paupière. Selon l'anatomie, elle peut être associée à la canthopexie pour un travail complet du regard.
Médical ou chirurgical : comment choisir ?
Il n'y a pas de réponse unique. Le choix dépend du degré de relâchement, de la cause de l'affaissement et de l'effet souhaité : ponctuel et réversible, ou durable. Le médical ne remplace pas la chirurgie pour un affaissement important ; à l'inverse, un geste chirurgical n'est pas justifié pour une demande légère. Seule l'analyse morphologique en consultation permet d'orienter vers la technique réaliste, en gardant à l'esprit qu'aucun résultat ne peut être assuré à l'avance.